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Trombes d'eau et avalanches de plaques


La Voix des Cimes revient apres une longue absence. Les deux dernieres semaines furent toutes aussi chargées que la premiere, des aléas meteos en plus. Nous vous avions laissés alors que nous prenions notre premier jour de repos depuis notre arrivée au Canada. Des le lendemain pourtant, nous repartions pour quatre jours encore plus intenses qui vont nous laisser pantelants.

Vous avez déjà eu un petit aperçu de nos aventures trépidantes sur la page Facebook de La Voix des Cimes ( https://www.facebook.com/LaVoixdesCimes/ ), voici le récit complet de nos aventures!

Apres s’etre fait la main (et les bras, et les épaules, et le dos) sur des longueurs de glace relativement aisée, nous sommes prêts à rentrer dans le vif du sujet! Direction donc Professer Fall, nommee d’apres la chute de l’ouvreur, également professeur à ses heures perdues., Cascade de 9 longueurs présentant des ressauts en 4+, sa difficulté réside plus dans sa longueur.

Nous devons l’enchainer vite pour ne pas avoir à tirer les rappels de nuits! Bien au chaud dans la librairie de Canmore d'où nous écrivons ces lignes, nous nous replongeons dans nos carnets: “8 mars, tout est atrocement mouille et le froid fait tout geler instantanément. Vêtements en carton, mousquetons impossibles a ouvrir, corde qui se prend pour un cable…” En effet, il faisait froid et humide. Mais quelle ambiance! Nous embrassons du regard toute la vallée de Banff et les ressauts de glace sont nichés au fond d’une gorge étincelante de givre. Nous sommes tellement stimulés par cette grimpe et par l'impératif de tenir l’horaire que nous adoptons une vitesse d’ascension style Blitzkrieg: 4 heures en aller-retour, alors que nous nous voyions déjà descendre à la frontale… Cette nuit est annoncée à -25 degrés, et nous sommes trempés et transis de froids. Nous dormirons à l’Alpine Club de Canmore pour une fois, comme nos collègues du GEAN l’an dernier. Un confort qui s’apparente à du luxe pour nous.

Un des nombreux ressauts en 4 de Professer Fall

Le départ pour “A Bridge Too Far” en pays Kananaskis le lendemain est tardif. La veille, fatigués, nous avons ouvert le topo et nous avons choisi le premier spot glace sur lequel nous sommes tombés. Pas la meilleure façon de choisir ses objectifs, mais si nous devions tout faire à la perfection, vous n’auriez pas tant de plaisir à nous lire! Cette journée du 09 mars est à marquer d’une pierre noire tant elle fut laborieuse. Une approche plutôt longue, loin de nous rebuter, sauf lorsque nous nous égarons dans les bois enneigés. Nous avons manqué la bifurcation, profondément enterré sous la neige. Nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur: il est 13h, nous avons fait une jolie balade dans ces bois immaculés qui brillent sous les rayons du soleil pour une fois. Demi-tour, direction la voiture donc. C’est sur le retour que nous découvrons notre erreur et la bifurcation. L’espoir renaît, aiguisé par la curiosité d’aller voir. La cascade bout sous le soleil de la mi-journée et son rideau vertical est fendu au milieu. Moyen comme conditions. Mais tant qu’on y est, autant jeter un oeil.

A Bridge too Far et son rideau qui roti au soleil de midi

Arthur se lance en tête, peu rassuré par la glace très sculpte, très aéré, et difficilement protégeable. Quand on se lance peu confiant dans une longueur, et qu’on arrive pas a se remobiliser, on se crispe et généralement on tombe. C’est exactement ce qu’il se passe aujourd’hui, avec en extra un retour de piolet en pleine poire qui vient fendre le joli casque Petzl. Foutu le casque! Mais crâne intact, c’est le principal. Coco se lance, et parvient aisément au sommet de la longueur. En second, ca ne parait pas si dur au final. L’escalade, c’est beaucoup de mental…

La chute est imminente...

Vous pensez qu'après cette journée déjà riche en émotion, nous sommes tranquillement retournés à la voiture? Faux! Le rappel coincé et il nous faut des miracles de patience, d’acharnement et de biceps pour dégager la corde. Pourquoi s’est-elle coincee? Aucune idée. Même une fois que le noeud pend dans le vide, il faut toujours s’accrocher à la corde puis sauter dans le vide pour la faire descendre de quelques mètres. L’occasion de mettre à profit votre imagination pour tirer sur les corde. L’escalade tête en bas (voir video sur Facebook) semble marcher mieux que le reste… La nuit tombe, nous retrouvons enfin la voiture! Nous reprenons des forces chez Gema et Alastair, les deux kiwis qui nous ont été recommandés par Steven et Sarwan avec qui nous avons crapahuté en Nouvelle-Zélande. Leur invitation de départ valait pour nous faire a manger et jouer a Settlers of Catan, jeu de société hautement addictif très prise par Gema. Nous finissons toutefois bien vite par être invité à rester dormir au chaud. A la bonne heure!

Sur les conseils de nos amis kiwis, nous voilà repartis en territoire Kananaskis, cette fois pour aller tâter du grade WI 6. Avant cela, il faut d’abord atteindre la cascade, tout au bout d’un canyon situé 6 km au bout de la Highway 40, fermée en hiver. Autant dire que l’approche est inhabituellement longue pour une cascade canadienne. C’est l’occasion de sortir les skis sous un ciel très chargé en neige. Ca pose tellement que nous doutons de pouvoir grimper quoique ce soit. Comme nous n’avons rien de mieux à faire, nous décidons de pousser jusqu'à l’attaque. Après un brassage monstrueux dans des accumulations de poudreuse fraîche, nos yeux s'écarquillent à la vue de Whiteman Fall. La ligne, retranchée au fond du canyon, est verticale, ponctuée au milieu par d’enormes champignons de glace, le tout dans une atmosphère rendue austère par le ciel chargé de flocons. Et quel froid! Nous ne sommes pas long à entamer la première longueur pour rester chaud. Au relais, on chante et on esquisse quelques pas de danse pendus à nos broches. Première longueur sous les champignons de glaces, super classe. Le premier relais est cache dans une grotte perchée derrière le rideau de glace. Corentin, a toi d’envoyer du lourd dans le pilier final! Enfermé dans sa grotte glace, Arthur ne voit rien mais perçoit les bruits de lutte de Corentin au dessus. Au moment de passer sur le fil du pilier, l’ambiance est démentielle: 40 mètres au dessus du sol, on avance en équilibre sur une couche de glace bleutée, le ciel comme ligne d’horizon loin au dessus de la tête. La cascade glougloute, elle vibre et on aperçoit en transparence l’eau qui coule quelque centimètres derrière la couche de glace sur laquelle on plante nos piolets. Les bras furent, prêts à exploser. Heureusement, le passage des grimpeurs a forme des trous qui facilitent la grimpe: pas besoin de frapper, juste de poser délicatement le piolet dans les encoches. Malgre cela, la lutte contre la gravité est ardue, en témoigne les traces de sang laissées par Corentin tout le long du pilier. C’est ca de grimper quasiment sans gants! Il n’y a plus qu'à suivre ce balisage improvise, et voici Coco qui apparait au relais, se trémoussant au rythme d'Aïcha de Khaled. Victoire!!

Après cette grosse journée, La Voix des Cimes oublie la signification du mot repos et le lendemain matin, nous voici en route pour Haffner Creek, un site de grimpe en glace et mixte très prisé par les grimpeurs locaux ou pas. C’est le weekend et il y a foule! L’occasion de se péter les bras (encore) en enchaînant les longueurs dans le mixte. Coach Coco est bienveillant et enseigne les arcanes de la grimpe à son disciple Arthur, qui reçoit ses enseignements avec gratitude et humilité.

Gemma dans ses oeuvres. #Photoconcept

Mixte aerien sur rideau suspendu...

La fatigue se fait sentir, mais nous avons prévu de grimper a Ghost, le site majeur a cote de Banff. Pour cela, nous avons besoin de Ray Cossette, un grimpeur québécois rencontre sur Facebook, et surtout de son 4x4. Impossible de négocier les passages à gué de la route de Ghost sans cela, et nous avons eu assez de glissades mi-contrôlées avec notre voiture de location pour ne pas vouloir finir dans l’eau. M. Hertz serait vraiment fâché, et notre porte monnaie aussi. Coup de théâtre! Ray Cossette nous lâche la veille au soir, il doit remplacer quelqu’un a son travail. C’est presque avec soulagement que nous accueillons la nouvelle: grasse mat’ en vue! C’est aussi le début d’une journée lose comme on en a rarement vu. Sous un ciel bien morose, nous partons vers Field, petit village perdu à l’ouest de Lake Louise. Le temps est propice à la somnolence et le moteur a peine coupe, nous nous endormons assis dans la voiture, au beau milieu de la place centrale du village. Depuis notre depart, nous avons fait nôtre cette belle phrase de Jacques Chirac: “Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille.” En effet, apres un debut de journee laborieux, la suite n’est pas plus glorieuse. Apres la coupure d'électricité a Field qui nous empêche de profiter de la chaleur du Visitor Centre, nous faisons fausse route dans une tentative désespérée de trouver un abri chauffé, et pour finir nous parvenons à enfoncer la voiture dans 40 cm de neige fraîche, juste assez pour faire patiner les roues et nous bloquer sur le parking… Heureusement, nous avons la technique, et nous sommes rapides à arracher les branches des sapins voisins pour faire accrocher les roues. C’est la fin des bêtises pour aujourd’hui. Enfin presque. On se couche abrutis par la fatigue et part l’odeur obsédante de la colle. Pour recoller ses peaux de phoques, Corentin fait chauffer la colle au réchaud. Defonce chimique garantie...

On se réveille au lendemain de cette journée de lose, encore pas vraiment frais malgre notre premiere journee d’inactivite physique depuis 10 jours la veille!

Lorsqu’apres notre petit-dejeuner nous nous retrouvons tous les deux a regarder dans le vide, avec les yeux qui se ferment tout seuls, nous nous rendons a l’evidence, nous sommes crames!!! Et ce gris crasseux nous servant de ciel n’ apporte pas un eclat suffisant a nous sortir de notre torpeur.

Neammoins nous ne sommes la ni pour enfiler des perles, ni pour acheter le terrain, ni pour poser du lino, ni pour compter les lentilles… Enfin bref, on est pas la pour etre ici.

Alors nous choisissons une cascade facile guiness gully WI4 plutot que le beau pilier en 5 de Carlsberg Column! En plus c’est bientot la Saint Patrick, avec la Guiness nous serons dans le theme! Nous nous equipons, parcourons les 300m d’approche (en lineaire hein, pas en denivele) qui nous separent de la cascade et nous esperons que la glace va nous reveiller, et si nous sommes vraiment trop nuls, hop demi-tour!

Finalement la glace est pleine de crochetages, et malgre le melange pluie neige qui commence a nous tomber dessus, nous mettrons 3h aller-retour pour les 3 grandes longueurs de la cascade. Pas si mal pour des zombies!

La pluie acheve de nous convaincre d’arreter les frais dans ce patelin de Field, nous rentrons sur Canmore, avec une nuit sur le parking de la station de ski de Lake-Louise, apres tout un parking n’est pas meilleur qu’un autre !

Les trains sans fins qui traversent le Canada d'Est en Ouest

Nous arrivons donc en matinee a Canmore, ou nous passons une bonne partie de la journee a la bibliotheque de Canmore, qui est tres chouette soit dit en passant! Ah peut-etre bien qu’une petite seance de grimpe vient completer la journee.

A partir de ce jour, nos options se sont reduites comme peau de chagrin. En fait, les quantites de neige legere, froide et sans cohesion tombees precedemment ont forme une couche faible au niveau du sol, et les temperatures a present bien plus elevees ( nous sommes passes de -20 a +5 en trois jours!) ainsi que la pluie, destabilisent l’ensemble du manteau neigeux…

Resultat le risque d’avalanche est considerable, les bulletins notent meme qu’un tel episode d’instabilite n’est pas arrive depuis pres de 15 ans dans la region. Nous decouvrons le risque 5 d’avalanche, sur 5 niveaux possibles! Le ski de rando est donc inenvisageable, et nous devons chercher des cascades hors des couloirs d’avalanche, et donc generalement avec moins d;’envergure.

Nous irons donc simplement marcher dans la foret en compagnie de Gemma. L’instabilite du manteau neigeux est effrayante : dans une foret dense de sapins, sur un terrain presque plat, et tous les 10 pas nous entendons des “woufs” caracteristiques. Nous ferons demi-tour des que la pente commence a trop se raidir a notre gout…

Rarissime specimen de yeti canadien, observe dans son habitat naturel

Nous finirons par tester la poutine, plat quebecois compose de frites, de sauce brune et dfe fromage...Superbement reconstituant!

POUTINE !!!!

Pour l’anniversaire de Gemma, nous nous offrirons donc une petite matinee de ski a la station de Sunshine, ou le manteau neigeux est securise. Il fait grand beau, la neige est plutot bonne et il n’y a pas foule! Ce premier contact volontaire avec la neige canadienne est donc un franc succes! Surtout quand on resquille aux remontées mécaniques: ski gratuit pour bandits internationaux! Ici comme en Nouvelle-Zelande, nous constatons pas mal de differences avec les stations francaises : nous ferons un petit resume de la situationa la fin de cet article!

L`equipe de réskieurs franco-néozélandaise en pleine action

Poudre traffolée vaut mieux que poudre avalancheuse

Malgre le temps infect et le risque d’avalanche, nous continuons a vouloir profiter de la glace canadienne, alors nous optons pour un site a l’abri et assez atypique, le Marble Canyon. Vraiment facile d’acces (seulement 10 minutes de marche, on est plus en Nouvelle-Zelande ici), il faut simplement faire un rappel depuis les balustrades surplombant le canyon, pour atterir dans un frigo geant, ou se trouvent pas mal de lignes de glace et de mixte. Nous grimperons une belle longueur de 40 metres en WI5+, avec une petite sortie en mixte sympathique, debouchant directement devant les yeux éberlués des touristes chinois. Ces histoires de cotations en glace nous semblent une vaste supercherie, nous trouvons souvent les WI5 plus faciles que les WI4 car souvent pourvus d’innombrables crochetages.... Le plus dur est de nettoyer une cascade de glace qui n’a pas vu de parcours depuis un certain temps, il semble simplement que la cotation indique plutot la raideur et la longueur d’une ligne que sa difficulte..

Apres cette longueur, il se remet a pleuvoir de maniere tout a fait insupportable,et nous nous resignons donc a rentrer! Malgre notre deception, nous profitons du trajet retour :pour sortir du canyon, il faut le remonter jusqu’a son terme, et nous parcourons alors un magnifique systeme de vasques plus ou moins gelees, de petits ressauts en glace, du parcours aventure en mode glace!

En ces temps de disette de conditions, nous nous replions sur des activites occultes, normalement interdites aux amateurs de grand espace que nous sommes… Le navire de la voix des cimes se laisse guider par les propositions des grimpeurs rencontres, en l’occurence Gemma, Mia et Michele : nous nous engageons donc dans une journee de Dry-Tooling. Pour les novices, ce sport (de bourrin), consiste a grimper, non plus avec ses mains et des chaussons, mais avec des piolets et des crampons. Jusqu’ici vous me direz, rien dr bien surprenant si l’on adevant soi un bout de glace! La ou cela devient vicieux, c’est qu’en Dry-Tooling on grimpe exclusivement sur du rocher. Etant donne que l’on a d’excellentes prises en main(les manches des piolets), la grimpe devient rapidement tres deversante et donc extremeement physique!

Nous irons donc grimper au Playground, une bonne vieille grotte de calcaire, moyennant 10 minutes de voiture depuis Canmore et 1h d’approche sur un sentier ENTIEREMENT recouvert d’une fine pellicule de glace : nous nous sentirons tel Brian Joubert, en un peu moins stylés.

A cette occasion Arthur réalise ce qu’il en coute de zipper du piolet, et se prend litteralement la panne en plein front. Le voila donc béni d’une croix que ne renierai pas un Harry Potter christianisé.

Amen

Je crois que cette journée de dry fut décisive : même la météo nous a pris en pitié, et nous a offert notre premiere journée de ciel bleu depuis notre arrivée! Comme vous avez bien suivi nos projets grâce à la grande quantité d’articles rédigés au cours de ces dernières semaines, vous savez sans aucun doute que nous partons pour un raid à ski de 7 jours, la Wapta traverse, à partir du dimanche 26! Nous traverserons tout le Wapta Glacier,de cabane en cabane, afin de faire du bon ski en compagnie de bonnes gens.

Néanmoins, après toute cette grimpe et ces approches complètement misérables par rapport aux accès néo-zélandais, nos jambes sclérosées tremblent d’avance a l’idee de devoir nous emmener d’un bout à l’autre de ce glacier avec un gros sac pourvu de toutes les choses indispensables pour 7 jours en montagne : le nutella, les oeufs, le bacon, les conserves de cassoulet…

Ainsi nous partons faire un petit peu d’exercice dans les stations de Lake Louise et de Nakiska, en remontant le long des pistes, à l’abri de potentielles avalanches. A chaque fois, un peu plus de 1000 mètres de dénivelé nous menant au sommet des stations, avec une vue imprenable sur les montagnes environnantes, et des descentes plus que correctes. Un peu de repos, de préparation et sans doute de la grimpe nous tiendront occupés jusqu'à dimanche.

Voici donc quelques remarques sur le ski dans les Canadian Rockies pour ceux qui seraient tentés :

Il y a des stations partout et rapidement accessibles, le fond de la vallée étant déjà située à une altitude de 1500m environ, et la neige étant omniprésente. Néanmoins, les rockies sont aussi situées plus loin de l'océan que la Colombie Britannique, et sont donc soumises à un climat continental aux précipitations moins intenses : pour le ski de sapin dans 1 mètre de poudreuse, il vaut donc mieux aller voir plus a l’ouest! En revanche pour une ambiance plus “montagne” et de grands raids à ski, les Rockies sont parfaites à partir de fin mars, quand le manteau neigeux est à peu près stable.

En ce qui concerne les stations de ski, nous avons remarqué qu’ici comme en Nouvelle-Zélande, les dimensions des domaines skiables sont bien moins importantes… Les dénivelés sont en général assez limités, alors qu’en France il n’est pas rare de trouver des descentes de plus de 1000 mètres. En revanche, la glisse y est moins aseptisée, on retrouve beaucoup de pistes non damées, nous changeant des boulevards en neige béton que l’on trouve de plus en plus souvent en France. Les possibilités de hors-piste y sont également plus intéressantes : en traversant simplement par gravité depuis le sommet d’une remontée, on accède facilement à des champs de neige vierge, la ou il y aurait une énième piste en France.

La pratique du ski de rando paraît assez différente de celle que l’on a en France : lors de nos deux jours de “ski de rando” en station, pas moins de quatre personnes nous ont fait des remarques, nous demandant de disparaître dans les arbres, à l'écart des pistes, alors que nous montions sur les cotés. On retrouve la lourdeur américaine des questions d’assurance : le domaine skiable est la propriété privé de la station, et si nous nous aventurons dans une zone fermée, nous sommes sous la responsabilité de la station qui n`hésitera pas a nous chasser de cette zone ! Et tout comme dans certaines stations françaises, pas question de remonter en bord de piste (une interdiction que nous parvenons cependant à comprendre vu certains dangers publics en station) ! La technique: jouer l`étranger ingénu en forcant l`accent francais. Dans ce cas là, le canadien reste courtois, voire carrément gentil.

Nous nous sommes rendus compte que la pratique du ski de rando en France est pas mal influencée par le milieu de la compétition, alors qu’au Canada on retrouve plutôt une pratique de type freerando : des journées de ski a plus de 2000 metres de denivele ne sont pas inhabituelles chez nous, tandis qu’ici il s’agit plus de faire quelques bons “turns” dans la poudreuse, parfois simplement sur 300 mètres! Le matériel est adapté en conséquence : nos skis paraissent des allumettes à côté d'énormes “fats” canadiens, plus adaptés à la poudreuse locale.

Voilà simplement quelques remarques, que nous compléterons après la Wapta Traverse! Ici il y a vraiment des montagnes de partout, et sans le risque d’avalanche actuel, on aurait envie de se jeter sur tous les couloirs visibles depuis la route! Le potentiel skiable est tout simplement monstrueux!

Pour finir, nous tenons à témoigner notre immense gratitude à nos anges gardiennes qui nous soutiennent dans nos aventures. A chaque destination correspond une “sauveteuse” qui nous vient en aide. Justine et sa Ladybug (les voitures ont un nom parfois) nous ont conduit sur les routes de Nouvelle-Zélande. Au Canada, Gemma prodigue ses conseils avisés sur la glace et n'hésite pas à nous héberger autant que possible. Peut être est-ce là un moyen de compenser le manque de présence féminine dans cette expé? Si la loi du jamais 2 sans 3 est bien fondée, nous devons aussi trouver une bonne âme pour nous guider au Pérou!

Merci les filles! ;)

La Voix des Cimes en mode borderline dans les stations canadiennes

Et vous, avez-vous déja... cuisiné une tartiflette dans une voiture?


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